La stagiaire de l'Hôtel des Embruns

Chaque fin d’automne, Roger Chambriard aimait Ă  venir se ressourcer dans ce petit hĂŽtel de la cĂŽte Ouest du Cotentin, particuliĂšrement dĂ©sertĂ©e par ses touristes familiaux et estivaux. Cette solitude saisonniĂšre Ă©tait devenue un rituel incontournable, surtout depuis que la patronne, une veuve sans charmes, avait recrutĂ© deux gourgandines particuliĂšrement accortes pour serveuses. Cela faisait maintenant *******s que Maryline la blonde rondelette les nuits impaires et Jennifer la brune Ă©lancĂ©e les paires visitaient sa chambre. Elles avaient mĂȘme acceptĂ© lors de la derniĂšre nuit de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente de partager leurs faveurs ensemble.
Roger Chambriard Ă©tait un acteur de cinĂ©ma Ă  la carriĂšre autant ratĂ©e au niveau du talent que rĂ©ussie sur le plan financier. AprĂšs un dĂ©but de carriĂšre malheureux oĂč il ne dĂ©crocha que quelques second rĂŽles, il devait ce paradoxe au succĂšs des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es reprises sur la chaĂźne Novelas qui enflammaient les ternes aprĂšs-midi incultes des mĂ©nagĂšres Ă©puisĂ©es et des jeunes filles oisives. Son physique d’hidalgo tĂ©nĂ©breux au regard de chien battu et Ă  la moustache de Zorro dont les aventures amoureuses Ă©taient inĂ©vitablement douloureuses, remuait les coeurs et pas seulement eux des tĂ©lĂ©spectatrices en rĂ©veillant les illusions perdues des plus ĂągĂ©es et en suscitant les espoirs les plus romantiques des plus jeunes. Entre la veuve dĂ©crĂ©pite et les deux gigolettes girondes, on rivalisait de petites coquetteries et de regards mouillĂ©s pour conquĂ©rir l’attention du cĂ©lĂšbre pensionnaire de l’hĂŽtel des Embruns.
Lorsque ce premier jour de septembre notre don Juan des histoires Ă  l’eau de rose se prĂ©senta Ă  la rĂ©ception, ce ne fut pas la patronne sexagĂ©naire habituelle qui l’accueillit mais une timide stagiaire de BTS d’hĂŽtellerie. S’en inquiĂ©tant auprĂšs de l’insignifiante employĂ©e, il apprit qu’elle Ă©tait « en cure pour ses nerfs ». Les questions de la stagiaire lui firent comprendre que la petite ne l’avait pas reconnu ou que, plus vraisemblablement, elle n’avait pas le goĂ»t de regarder les tĂ©lĂ©films insipides dont il Ă©tait le hĂ©ros. N’étant pas *****in, au lieu d’en prendre ombrage cela lui fit s’intĂ©resser de plus prĂšs Ă  la jeune fille. Pendant qu’elle notait sur l’ordinateur les prĂ©cieux renseignements avec beaucoup de prĂ©cautions, il observa son profil immature : un visage poupon Ă  la rondeur soulignĂ©e par des pommettes gonflĂ©es ; une bouche aux lĂšvres gĂ©nĂ©reuses ; un nez court lĂ©gĂšrement retroussĂ© aux narines assez fortes ; des yeux protĂ©gĂ©s de lunettes d’écaille marron surmontĂ©es d’arcades saillantes ; des cheveux chĂątain clair tirĂ©s en arriĂšre par un chignon sobre.
« Vous ne me reconnaissez pas ? » ne put s’empĂȘcher de s’enquĂ©rir Roger.
CĂ©cile tourna son visage vers lui alors que ses joues s’empourpraient :
« Non monsieur je ne suis là que depuis trois semaines et je termine mon stage ce soir car ma patronne rentre demain. »
« Alors, Cécile dit-il en lisant son prénom sur son badge, je vous félicite. »
Celle-ci ouvrit de grands yeux Ă©tonnĂ©s derriĂšre ses lunettes ce qui permit Ă  la cĂ©lĂ©britĂ© tĂ©lĂ©visuelle de remarquer un beau regard d’azur.
« Soyez rassurĂ©e, cela prouve que vous ne perdez pas votre temps Ă  regarder les stupiditĂ©s faussement romantiques des sĂ©ries oĂč l’acteur que je suis se fourvoie pour gagner sa vie. »
Il se passa quelques secondes avant que CĂ©cile osĂąt sourire avec une complicitĂ© toute timide qui charma son interlocuteur. Ce sourire permit au quinquagĂ©naire d’admirer, encadrĂ© par des joues aussi Ă©carlates que saillantes, un sourire large dĂ©couvrant une dentition parfaite et des paupiĂšres qui, en se baissant, mirent en valeur des cils naturels trĂšs longs.
Laissant la jeune fille méditer sur ces premiers échanges, il monta se reposer dans sa chambre.

Il ne se trompait pas en imaginant que son comportement allait donner du grain Ă  moudre au cerveau de la touchante ingĂ©nue. Effectivement l’apparition de ce client qui n’était visiblement pas comme les autres intrigua beaucoup la jeune fille. Cet homme sorti d’une autre Ă©poque pensait-elle avait quelque chose d’intrigant : cette belle stature Ă©lancĂ©e pour un homme qui avait dĂ» passer la quarantaine ; ce visage au charme dĂ©suet avec la raie de cĂŽtĂ© soulignĂ©e avec soin par des cheveux d’un noir Ă  l’origine suspecte ; ce regard moqueur et sĂ»r de ses effets ; cette petite moustache entretenue avec un soin mĂ©ticuleux soulignant une bouche fine qui dĂ©couvrait des dents aussi blanches qu’il est possible et surtout ces mains de pianiste aux doigts longs et fins. En plus, il avait l’air d’avoir de l’humour ce qui le rendait Ă©minemment sympathique. Pas de doute elle terminait son stage en beautĂ© et elle allait pouvoir se vanter d’avoir connu un acteur de cinĂ©ma auprĂšs de ces copines de la classe de BTS.

De son cĂŽtĂ© en prenant sa douche, Roger Chambriard ne pouvait Ă©carter de ses pensĂ©es cette jolie rĂ©ceptionniste. Le fait qu’elle ne l’eĂ»t point reconnue aiguillonnait sa curiositĂ© et peut ĂȘtre mĂȘme beaucoup plus que cela car son gourdin de compĂšre redressait la tĂȘte Ă  mesure qu’il se remĂ©morait les charmes de la belle. Il avait eu le temps de discrĂštement jauger les rondeurs inĂ©galement rĂ©parties du jeune corps. Sous le sage corsage blanc au col rond bien fermĂ©, il fait remarquĂ© les petites bosses d‘une poitrine quasiment juvĂ©nile et de ce fait trĂšs tentante. La taille Ă©tait fine mais son postĂ©rieur si fessu, tendant avec exagĂ©ration la jupette noire plissĂ©e, s’appareillait par son volume disproportionnĂ© au visage joufflu Ă  souhait. GainĂ©es dans des collants beige sans grande finesse, les cuisses et les jambes trahissaient une rondeur certaine, perchĂ©es sur des mocassins que les petits talons ne pouvaient aider Ă  corriger.
Ces pensĂ©es libidineuses avaient gonflĂ©es le chibre de Roger. Il dut les chasser car il devait ĂȘtre en forme ce soir pour accueillir dans son lit Maryline ou Jennifer et peut ĂȘtre mĂȘme les deux Ă  la fois.

Il descendit tard pour prendre son souper et la salle Ă©tait presque vide. Les deux serveuses s’en donnĂšrent Ă  coeur joie pour rivaliser d’oeillades et de malice dans un ballet grotesque autour de sa table.
Ce ne fut que boutons de corsage volontairement rebelles pour ouvrir des perspectives sur les dentelles gonflĂ©es par leurs seins volumineux ; hanches ondulant comme des navires sur une mer dĂ©montĂ©e ; frĂŽlements de tissus imprĂ©gnĂ©s Ă  l’exagĂ©ration de parfums aussi bon marchĂ© que tenaces ; bouches arrondies avec gourmandise autour du crayon pour prendre commande ; soupirs et pĂąmoisons Ă  chaque occasion. Notre Roger ne savait plus oĂč mettre son regard
 Ou plutĂŽt si et ce ne fut pas du goĂ»t des deux gourgandines. Car, fatiguĂ© du spectacle ridicule d’indiscrĂ©tion auquel se livraient sans vergogne Maryline et Jennifer, ce qui retint son attention c’était le visage de CĂ©cile Ă  la rĂ©ception qu’il observait par la porte ouverte de la salle de restaurant, plongĂ© dans un monde songeur dont il aurait bien voulu connaĂźtre la clef.
En fait, CĂ©cile pensait Ă  son retour au LycĂ©e qui Ă©tait tout proche et Ă  ce garçon avec qui elle avait accepter de « sortir » parce que c’était le premier qui lui avait manifestĂ© un intĂ©rĂȘt. Jusqu’à ce moment, sa timiditĂ© et le manque de confiance en son pouvoir de plaire avaient fait d’elle une fille repliĂ©e sur elle-mĂȘme. TrĂšs vite elle avait voulu se donner entiĂšrement Ă  lui de peur de le voir se lasser et de l’abandonner. Il avait ce jour-lĂ  empruntĂ© la voiture de son pĂšre et elle s’était laissĂ©e bousculer sur la banquette arriĂšre. Il l’y avait prise sommairement et sans prĂ©cautions aucunes. Elle fut trĂšs déçue de ne ressentir qu’un Ă©clair de douleur sous les halĂštements du garçon s’agitant sur son corps sans qu’elle ne ressentĂźt ce plaisir qu’elle Ă©prouvait dans ses masturbations solitaires. Ce qui devait ĂȘtre dans ses espoirs une fĂȘte se transforma en cauchemar quand le petit mĂąle maladroit dĂ©couvrit que la banquette arriĂšre de la Mercedes de son pĂšre Ă©tait maculĂ©e de ****. Depuis, elle s’était recroquevillĂ©e dans sa coquille de femme-enfant. Cette situation s’était aggravĂ©e pendant ce stage oĂč les deux serveuses qui avaient bien perçues le danger que reprĂ©sentait le charme en devenir de la jeune fille s’étaient liguĂ©es pour la rabaisser constamment en l’affublant du sobriquet de « la jouvencelle ».
Roger, qui avait pensĂ© pendant son long voyage aux culs respectifs de Maryline et Jennifer, assises sur le lit Ă  quatre pattes pendant qu’il les sodomisait tour Ă  tour, passant des grosses fesses de la blonde au petit derriĂšre pommĂ© de la brune en leur arrachant Ă  chaque fois des cris stridents de chattes en chaleur, commençait Ă  porter son attention ailleurs, ne quittant plus l’image de jeune madone de la rĂ©ceptionniste. Lorsque les deux dĂ©lurĂ©es vinrent Ă  la fin du repas lui demander en coeur s’il fallait lui apporter un vieux calvados dans sa chambre (c’était le signal habituel convenu pour le rejoindre), il leur rĂ©pondit que le voyage l’avait Ă©puisĂ© et qu’il valait mieux qu’elles attendent le lendemain. Déçues, les deux filles laissĂšrent CĂ©cile seule pour achever le travail. Roger resta alors dans la salle en relisant un futur scĂ©nario et se rĂ©gala en observant la jeune fille se dĂ©placer et s’affairer pour prĂ©parer les tables pour le petit dĂ©jeuner. La petite jupe plissĂ©e volait sagement sur ses cuisses dodues tandis qu’une main relevait sans cesse quelques mĂšches de cheveux qui s’échappaient du chignon fatiguĂ©. Elle croisa son regard suivi de son sourire et le fard lui monta aussitĂŽt aux joues. Il l’interpella aussitĂŽt tel le joueur habile qui ne veut pas perdre la main et elle vint, trĂšs gĂȘnĂ©e, devant lui en l’interrogeant d’un regard incertain.
« Puis-je abuser de votre gentillesse mademoiselle ? »
Aucune rĂ©ponse ne put sortir de sa bouche aux lĂšvres ourlĂ©es qui s’ouvrit de stupĂ©faction.
« Rassurez-vous, dit-il en souriant, c’est un tout petit abus car j’ai l’habitude que l’on me porte chaque soir dans ma chambre le vieux calvados qui fait une des rĂ©putations de cet Ă©tablissement. Et, comme vos collĂšgues ont disparu prĂ©maturĂ©ment je ne vois pas qui d’autre que vous pourrait le faire. »
CĂ©cile haussa les Ă©paules en signe de rĂ©signation, mais au fond d’elle-mĂȘme, elle en fut ravie car elle avait compris en signalant aux deux serveuses l’arrivĂ©e de Roger Chambriard que leur intĂ©rĂȘt pour lui n’était pas seulement professionnel. Elle avait lĂ  une revanche sur les railleries (la derniĂšre Ă©tant une interdiction totale d’approcher l’acteur) qu’elle lui avait faites subir, mĂȘme si elle Ă©tait loin de penser qu’elle pĂ»t les remplacer dans le lit de la cĂ©lĂ©britĂ©.

Il fallut bien deux bonnes heures Ă  CĂ©cile pour fermer l’établissement. Elle mit sur un plateau la bouteille de vieux calvados et un verre Ă  digestif immense. Elle ajusta tant bien que mal son chignon et monta l’escalier. Elle espĂ©rait se dĂ©barrasser trĂšs vite de cette derniĂšre corvĂ©e pour aller faire sa valise, heureuse de quitter cet hĂŽtel assez sinistre. Elle fut surprise en entrant dans la chambre par l’accueil de Chambriard : il avait revĂȘtu une robe de chambre en cachemire ocre et parme et ses pieds Ă©taient nus dans des mules assorties. Elle rougit une premiĂšre fois en osant penser que son corps l’était peut ĂȘtre aussi sous le vĂȘtement. Ce dernier s’amusa beaucoup de son trouble si apparent et se rĂ©gala de la voir ainsi mal Ă  l’aise avec sa tenue de petite fille trop sage.
« DĂźtes-moi CĂ©cile quel Ăąge avez-vous ? l’interrogea-t-il prudemment. »
« Oh monsieur on vous l’a dit ? rĂ©pondit-elle spontanĂ©ment. »
« Mais que devrait-on m’avoir dit ? RĂ©pliqua-t-il en fronçant les sourcils, signe d’une inquiĂ©tude toute masculine sur la possibilitĂ© qu’elle fĂ»t encore mineure. »
« Que j’ai vingt ans aujourd’hui ! fit-elle en rougissant Ă  nouveau. »
« Pas du tout ! Et c’est une formidable surprise pour moi. Surprise que nous allons fĂȘter ensemble si vous le permettez. »
Et sans prĂȘter attention Ă  la mimique embarrassĂ©e de CĂ©cile il versa une bonne dose de calvados dans le calice Ă  digestif. Puis il lui tendit le verre en lui disant « à vous l’honneur pour ce grand jour ! »
Dans ce qui fut plus un murmure qu’une dĂ©claration, elle rĂ©pond en rougissant Ă  nouveau que c’est la premiĂšre fois qu’elle buvait un tel alcool mais elle n’osa vraiment refuser et Roger put voir la jolie bouche s’ouvrir dĂ©licatement sur le bord du verre jusqu’à ce que la brĂ»lure du calvados sur l’extrĂ©mitĂ© de sa langue la face frissonner. Elle retira ses lĂšvres laissant le rouge Ă  lĂšvres rosĂ© s’imprimer sur le bord du verre tandis qu’elle osa affronter le regard de l’homme un bref instant avant de tirer le voile de ses longs cils pour se protĂ©ger de la pointe d’ironie qu’elle crut percevoir dans l’éclat de ses yeux. Roger porta alors le verre Ă  ses lĂšvres et, avant de goĂ»ter le breuvage, lĂšche avec dĂ©lectation la trace de rouge Ă  lĂšvres. CĂ©cile ouvre ses grands yeux bleu Ă©tonnĂ©s devant le plaisir que semblait prendre l’acteur en noyant au fond de sa bouche le vernis dans l’alcool.
« C’est un peu comme si j’avais bu ce calvados dans votre bouche au lieu du verre », dĂ©clara-t-il en humectant de sa langue le bord de sa fine moustache. Avant qu’elle ne profĂšre une rĂ©ponse qui ne pouvait sortir tant Ă©tait grande sa confusion, il ajouta : « Et si nous le faisions en vrai ? »
CĂ©cile se raidit, ouvrit sa bouche de stupeur ce dont il profita pour dĂ©verser une petite gorgĂ©e d’alcool en lui murmurant Ă  l’oreille : « gardez un peu de cette liqueur sur votre langue que je vienne la paratager ». AussitĂŽt il caressa un instant la nuque de la fille en y appuyant toutefois fermement sa main et vola le baiser dĂ©guisĂ©. Elle le reçut sans pouvoir s’y opposer. La langue canaille de l’homme obligeait la sienne Ă  accepter ce jeu dans un flot de salives mĂȘlĂ©es Ă  la liqueur. Entre l’agression diffuse de l’alcool au fond de sa gorge et celle beaucoup plus prĂ©cise de la langue, CĂ©cile flottait dans un bain de voluptĂ© inattendue. De son cĂŽtĂ©, Roger savourait les hĂ©sitations de la jeune fille maintenant maĂźtrisĂ©es par son savoir faire de sĂ©ducteur confirmĂ© mais peu habituĂ© aux jeunettes. La fougue presque instantanĂ©e manifestĂ©e par la belle augurait une docilitĂ© prĂ©coce Ă  l’apprentissage .
Il se dĂ©colla avec peine de sa bouche en feu et il la vit pour la premiĂšre fois soutenir son regard. Son visage rayonnant avait Ă©vacuĂ© la crainte de l’homme. Son sourire radieux effaçait leurs diffĂ©rences d’ñge. Roger lui sourit en conquĂ©rant triomphant, ce qu’elle perçut avec un rĂ©flexe qui lui fit poser ses
avant-bras sur sa poitrine. Elle ne paraissait pourtant pas bien grosse sous le corsage pudibond bien fermĂ© jusqu’au col claudine. L’homme s’en amusait et porta le verre Ă  sa bouche en la tutoyant pour la premiĂšre fois : « à toi de venir boire dans ma bouche CĂ©cile. »
Elle se surprit par le soulĂšvement d’enthousiasme que cette proposition lui procurait. Ce jeu lui plaisait et l’aidait Ă  se libĂ©rer des interdits inoculĂ©s par son Ă©ducation. Elle sentait ses tĂ©tons confirmer par leur ardeur Ă  se dresser son besoin subit de dĂ©couverte de ses choses dont elle avait tout Ă  apprendre. Alors qu’il gonflait ses joues pour contenir l’alcool dans sa bouche, elle approcha ses lĂšvres si bien dessinĂ©es et Roger dĂ©versa le cocktail salive calvados sur la langue de la petite. Etourdie par l’assaut plus liquoreux qu’aqueux, CĂ©cile baissa toute garde pour se livrer dĂ©finitivement au plaisir qui l’attendait. Leurs lĂšvres restĂšrent soudĂ©es bien aprĂšs la dissolution du fluide. Son chignon abandonna aussi sa rigueur pour laisser ses cheveux s’étaler dans le dĂ©sordre le plus complet sur ses Ă©paules.

Alors qu’elle cherchait Ă  prendre sa respiration, sans un mot, Roger lui saisit les poignets pour lui dĂ©tacher les bras qui Ă©taient restĂ©s prostrĂ©s contre son corsage. La robe de chambre de l’homme s’était totalement ouverte exposant un torse poilu comme celui d’un ours brun. Il vit son regard surpris et porta les mains de la jeune fille sur ses pectoraux musclĂ©s. Il l’obligea Ă  y plonger ses petits doigts pour le caresser. Elle frĂ©mit en sentant les poils soyeux glisser sous ses mains et osa s’attarder sur ses tĂ©tons. Un sourire bienveillant lui annonça la satisfaction de son partenaire. Elle baissa ses paupiĂšres car elle sentait ses joues s’empourprer. Elle se raidit alors en dĂ©couvrant sous le ventre un peu gras de Roger la longue bite circoncise dont l’oeil la regardait effrontĂ©ment. Alors l’homme lui prit doucement la main et la posa sur son gland tout en la gardant entre ses doigts. Il lui fit ainsi dĂ©couvrir la douceur et la rigiditĂ© du gland en lui appliquant son pouce sur le mĂ©at. La respiration de CĂ©cile devint haletante. Elle sentait vivre sous ses caresses guidĂ©es la queue fine mais si longue. Beaucoup plus longue que celle de son petit copain qui l’avait si maladroitement dĂ©florĂ©e. Sous la direction de la main de Roger, elle apprit Ă  laisser coulisser ses doigts sur la hampe qui palpitait sous ses allers et retours.
Ne voulant pas gĂącher un tel dĂ©but de soirĂ©e, Roger sentait que la dĂ©licieuse maladresse de la jeune fille allait le faire jaillir, aussi il interrompit la branlette improvisĂ©e et laissa sa robe de chambre tomber au sol. Il Ă©tait maintenant nu devant la petite sagement vĂȘtue. Il eut une pensĂ©e pour le dĂ©jeuner sur l’herbe de Manet oĂč les femmes Ă©taient au contraire nues devant les messieurs en costumes. Belle revanche de la fĂ©minitĂ© se dit-il en souriant. Cela ne faisait pas sourire CĂ©cile mais la gĂȘnait dans la mesure oĂč l’inconvenance d’une telle situation la culpabilisait. Un sourire gĂ©nĂ©reux de Roger dĂ©tendit sa conquĂȘte qui se raidissait devant l’absurditĂ© apparente du moment. Il porta ses mains au col du chemisier et en dĂ©fit habilement les boutons de nacre.
CĂ©cile se laissait faire en baissant ses paupiĂšres aux longs cils recourbĂ©s, offrant le spectacle d’un assentiment honteux au dĂ©shabillage entrepris par le quarantenaire. C’est alors que Roger dĂ©couvrit deux petits seins Ă  peine cachĂ©s par un ersatz de soutien gorge dont les fines bretelles ne soutenaient que deux minuscules triangles de satin blanc plaquĂ©s contre une poitrine Ă  la limite du ridiculement petit pour une fille de vingt ans. Elle n’osait ouvrir les yeux car elle redoutait un dĂ©sappointement de Chambriard. Elle attendit, tendue, angoissĂ©e et sourit quand elle eut pour rĂ©ponse la bouche de l’homme qui se posa sur le frĂȘle tissu pour lĂ©cher le bout d’un tĂ©ton qui se dressa avec une arrogance consolatrice. Il joua avec lui : le lĂ©chant, le mordillant, le suçant, l’avalant par-dessus le satin bien inutile. Il fit subir au second le mĂȘme sort. Les gĂ©missements de la fille l’encourageaient et il poussa son avantage jusqu’a ce qu’ils se transformassent en petits cris mal maĂźtrisĂ©s et qu’elle s’abattit en travers du lit abasourdie ************ du plaisir qu’il lui avait procurĂ©.

Il profita de ce moment d’apaisement pour Ă©carter le corsage dĂ©finitivement et enlever le soutien gorge Ă  la fonction bien inutile. Il resta fascinĂ© par la forme des deux petits seins posĂ©s sur le torse comme des chapeaux chinois surmontĂ©s de mamelons gonflĂ©s et de tĂ©tons insolents. La belle Ă©tant encore essoufflĂ©e, il la retourna Ă  plat ventre sur le lit pour faire glisser la fermeture Ă©clair de la jupe plissĂ©e. La rotonditĂ© des hanches et des fesses, contrairement Ă  la verdeur de la poitrine, annonçait une maturitĂ© affirmĂ©e. En faisant descendre la jupette sur les fesses, cette opinion fut largement confirmĂ©e. Elles Ă©taient rondes et bombĂ©es Ă  souhait et tendaient Ă  la perfection les collants beige sous lesquels une petite culotte blanche enveloppait le popotin avec une prĂ©caution au charme dĂ©suet. Les cuisses et les jambes confirmaient la rotonditĂ© de sa petite personne en enchantant son effeuilleur.
Roger ouvrit le lit et ils glissĂšrent tous les deux dans le nids douillet oĂč leur corps se trouvĂšrent aussitĂŽt pour un nouveau et long baisers, insistant leurs torses, leurs hanches, leurs ventres, leurs cuisses dans une communion totale. Tout en embrassant son partenaire, CĂ©cile roulait son petit ventre dodu contre la bite tendue. Roger fit glisser les collants sous les fesses de la jeune fille et prit par une soudaine prĂ©cipitation les tira en mĂȘme temps que la petite culotte. La belle consentait en poussant des petits gloussements pleins de promesses. Elle fut bientĂŽt nue elle aussi. PrĂȘte Ă  tout !

Elle sourit aux anges quand le corps quarantenaire la couvrit. Elle sentit la caresse de son torse velu sur sa minuscule poitrine et Ă©prouva une volontĂ© de se soumettre Ă  la force mature de cet homme dont elle n’aurait jamais osĂ© espĂ©rer qu’il puisse la dĂ©sirer. Elle fut presque déçue quand le corps lourd de l’homme glissa sur elle. Mais elle frĂ©mit quand le visage vint se nicher entre ses cuisses qu’elle lui ouvrit instantanĂ©ment. L’art de Chambriard sut donner toute sa mesure pour porter la jeune fille au nirvana. Il la renifla, poussant mĂȘme son nez jusque dans les replis les plus secrets de sa chatte ; il enflamma ses lĂšvres secrĂštes en agissant comme un soufflet de forgeron sur les braises ; il lĂ©cha chaque cavitĂ© sirupeuse de la grotte grande ouverte ; il suça les crĂȘtes et protubĂ©rances en terminant sur le bouton irradiĂ© par les attouchements divers : il aspira, croqua, avala jusqu’à ce que CĂ©cile sentit exploser son corps.
Ils dut se retenir pour ne pas la pĂ©nĂ©trer dĂ©jĂ . AgenouillĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s, il lui embrassa les mains dĂ©licatement comme s’il la vĂ©nĂ©rait. Longtemps il se fit protecteur de ce jeune corps qui venait de connaĂźtre le vrai plaisir. Lorsqu’il la sentit reprendre complĂštement ses esprits, il plongea sa main entre ses cuisses, lissant sa touffe fournie avant de glisser un doigt sur le clitoris qui manifesta aussitĂŽt sa reconnaissance en la transmettant au corps entier de la belle qui s’anima de soubressauts incontrĂŽlĂ©s. Le beau regard bleu de la belle se troubla. Il posa sa bouche sur la sienne avec une douceur infinie. Elle sentit sa fine moustache la picoter et ses lĂšvres s’ouvrirent dans un sourire confiant qu’il goba de sa bouche gourmande. Elle aimait la ferveur qu’il lui communiquait dans ses baisers. Sa petite langue le chercha, le trouva et il sut que le moment de la pĂ©nĂ©trer devenait une urgence aussi bien pour elle que pour lui.

Son corps musculeux et poilu l’enfonça dans le sillon moelleux du lit et elle s’étala sous lui prĂȘte Ă  le recevoir entre la douceur de la couche et la puissance mĂąle de l’homme. Il prolongea avec un raffinement dĂ©moniaque l’instant final, la couvrant de son poids tout en bandant contre son ventre. Il avait Ă©cartĂ© les cuisses pour mieux la serrer contre lui. Cecile coincĂ©e sous ce corps lourd Ă©tait contrainte de coller ses cuisses l’une contre l’autre. Elle se laissait avec dĂ©lice Ă©treindre par le quarantenaire qui l’enfermant entre ses bras et ses cuisses, Ă©crasait ses petits seins pointus et faisait rouler sa fine et longue queue sur son ventre replet. Elle crut se liquĂ©fier contre lui : son vagin Ă©tait devenu une source intarissable ; ses cuisses perdaient leur Ă©lasticitĂ© ; son ventre abandonnait toute rĂ©sistance tel un comprimĂ© effervescent noyĂ© dans le liquide ; ses chairs intimes abdiquaient face Ă  la menace du glaive. Elle ne s’appartenait plus, n’avait plus de bras pour le retenir ; plus de voix pour l’arrĂȘter ; plus de raison pour pour le contenir ; plus de jambes pour le fuir
 Elle n’était plus qu’un fluide prĂȘt Ă  absorber son dard et recueillir son venin bienfaisant.
Roger sentit le moment venu de lui Ă©carter les cuisses pour planter son chibre au plus profond du jeune con bouillonnant de dĂ©sir. Soulevant ses reins il la saisit aux hanches et son gland trouva instantanĂ©ment l’entrĂ©e de la corolle hospitaliĂšre. Il ralentit tant qu’il pĂ»t l’avancĂ©e de sa bite pour occuper la voie visqueuse et frĂ©missante. CĂ©cile recevait le pieu dans sa grotte comme s’il avait Ă©tĂ© créé pour elle seule. Aucune douleur, aucune imprĂ©cision, aucune apprĂ©hension ne vinrent rompre la bĂ©atitude dans laquelle la maĂźtrise de Roger l’amenait. Il lui semblait que la queue de l’homme n’en finissait plus de progresser en elle jusqu’à atteindre le fond de son puits oĂč il resta un long moment raide et immobile aprĂšs avoir poussĂ© en elle jusqu’à l’infini. Elle geignait tandis que la douceur des gestes de Roger contribuait Ă  lui faire ressentir encore plus la force de son sexe de mĂąle. Il commença alors Ă  visiter avec avec son gourdin le con de CĂ©cile en le retirant pour mieux l’enfoncer ensuite lui arrachant Ă  chaque poussĂ©e des petits cris qui le rĂ©jouissaient. Il accĂ©lĂ©ra ses va-et-vient en sortant sa queue complĂštement pour mieux la remettre dans la chatte dĂ©goulinante de la jeune fille dont les fesses accompagnait en cadences les mouvements canailles. Il la poussait presque au paroxysme et s’arrĂȘtait lorsque qu’elle lui criait d’arrĂȘter, au bord de l’évanouissement. Il recommença de lui imposer ce doux supplice un grand nombre de fois lorsque, ne pouvant plus se retenir, il devint sourd Ă  ses suppliques pour l’éperonner une derniĂšre fois en lui arrachant une clameur vite Ă©touffĂ©e par une quasi perte de connaissance tandis qu’il giclait sur les poils de la toison et sur son petit ventre rondelet.

CĂ©cile ne se rĂ©veilla qu’au matin. CouchĂ©e sur le flanc, elle perçut la prĂ©sence du corps de Roger collĂ© derriĂšre elle. Elle entendait sa respiration et la sentait contre sa nuque. Mais ce qu’elle reconnut surtout c’était la prĂ©sence du sexe en forme optimale posĂ© entre ses fesses. Elle sourit, heureuse et comblĂ©e et encore plus fiĂšre de l’intĂ©rĂȘt que lui avait portĂ© cet acteur de cinĂ©ma, mĂȘme s’il se disait ratĂ©. En fait il Ă©tait peut-ĂȘtre un mauvais acteur mais il l’avait faite jouir au-delĂ  de ses espĂ©rances. En se perdant dans les souvenirs de cette nuit incroyable, elle sentit sur les poils de son pubis et sur son ventre les reliefs de l’éjaculation de Roger. Le sperme avait sĂ©chĂ© sur elle et elle trouva le contact trĂšs troublant sous ses doigts. Immanquablement sa main descendit entre ses cuisses et elle fouilla sa motte qui revint aussitĂŽt Ă  la vie. Elle remonta ses doigts maculĂ©s sur le sperme sec pour le diluer avec sa mouille. Cette petite toilette insolite l’excita au point qu’elle se mit Ă  remuer son cul contre le dard dressĂ©. La rĂ©action de Roger qui faisait semblant de dormir jusque-lĂ  ne se fit pas attendre et cette fois, sans prĂ©caution aucune, il saisit de ses deux mains les petits seins de CĂ©cile et lui fourra d’un coup sa bite par derriĂšre dans la motte trempĂ©e. Cet assaut indĂ©licat fut autant apprĂ©ciĂ© par la belle que la dĂ©licatesse de celui de la nuit. Il jouirent trĂšs vite et ensemble mais CĂ©cile ne fut pas anĂ©antie cette fois ************ du plaisir. Tandis que Roger se rendit sous la douche, la jeune fille attendit, radieuse sur le lit, en savourant les instants qu’elle venait de vivre. C’est alors que l’on frappa Ă  la porte et que ses deux collĂšgues rayonnantes entrĂšrent avec le petit dĂ©jeuner, dĂ©couvrant CĂ©cile nue dans le lit. Jennifer en Ă©chappa le plateau, tandis que Maryline, stupĂ©faite, lui cria :
« Mais qu’est-ce que tu fais lĂ  la jouvencelle ? »
CĂ©cile avec la malice de l’ingĂ©nue triomphante rĂ©pondit :
« Vous ne vous en doutez pas ? »

Lorsqu’elle se retrouva dans le train qui la ramenait chez elle, CĂ©cile dĂ©couvrit une enveloppe inconnue dans son sac Ă  mains. Il y avait un billet de cent euros dedans

Published by revasion
7 years ago
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