VINGT-QUATRIÈME RÉCIT : Soins très intimes
- Bonjour! Ravie de vous revoir.
- Bonjour, j'ai rendez-vous aujourd'hui pour une épilation, avec Nadine, comme d'habitude...
-Tout à fait ! Mais avec Nadine... malheureusement, ce matin elle nous a annoncé qu'elle était grippée. Cependant, nous pouvons vous proposer Léa, qui a été formée chez nous et termine son apprentissage à la fin du mois: c'est dire si elle est expérimentée... Je vous assure que toutes nos clientes qui ont bénéficié de ses services se déclarent ravies. Je vous la recommande pour sa douceur et son professionnalisme. Et en plus, comme la cliente suivante s'est décommandée, si vous disposez d'un peu de temps, elle pourra vous proposer des soins supplémentaires à votre convenance.
- Dans ce cas, je n'hésite plus!
C'est à ce moment qu'apparaît une jeune femme rousse, sanglée dans une blouse très ajustée, d'un blanc immaculé.
Elle me conduit d'abord dans un réduit où je peux me déshabiller et troquer mes vêtements contre un peignoir moelleux. Puis elle me fait entrer dans la cabine des soins de beauté proprement dite, véritable cocon accueillant et douillet.Elle me demande de m'installer confortablement sur la table de massage. La lumière tamisée et la musique d'ambiance contribuent à me détendre.
Cependant, je conserve une certaine appréhension avec cette nouvelle esthéticienne, qui ne pourra se dissiper que lors de la première phase d'épilation, celle des sourcils.
Léa commence donc : sa main assurée et sa technique précise me font d'emblée bonne impression. Après quelques préparatifs avec une pince à épiler et de minuscules ciseaux, la cire chaude est délicatement appliquée, puis la bande de tissu arrachée d'un geste vif mais maîtrisé. Une légère piqûre se fait sentir, mais elle est vite oubliée. Quand elle a fini, l'esthéticienne me présente un petit miroir dans lequel mes sourcils sont parfaitement dessinés, mon front me semble plus net et mon regard plus lumineux.
Ensuite, la jeune femme doit s'occuper de mes aisselles. Léa, tout en m'aidant à me défaire de mon peignoir, m'explique qu'elle utilise une cire de haute qualité, qui préserve au mieux la peau. Je suis maintenant toute nue, à sa merci... Elle soulève délicatement un premier bras et projette une poudre absorbante avant d'appliquer la cire tiède. Je retiens mon souffle, mais la sensation est supportable. Elle travaille avec une rapidité déconcertante, chaque geste est millimétré. Lorsqu'elle termine sous le second bras, les résultats sont impeccables, ma peau est lisse, sans rougeurs excessives.
Vient un moment encore plus redouté : l'épilation des zones les plus intimes. Léa sent ma nervosité et me propose de respirer profondément. Elle pose alors ses paumes sur ma poitrine pour, dit-elle, me communiquer son calme pendant cet exercice de respiration. Je dois dire que cette pratique, bien qu'inattendue, me semble efficace et même très agréable... Elle détache ses mains lorsque je suis plus calme, et elle me demande de placer mes jambes dans les étriers, une position qui facilite son accès à toutes les zones. Je dois donc ainsi lui révéler, sans plus de retenue, les parties les plus intimes de moi-même...
Elle commence par le mont de Vénus. La cire chaude s'étale avec une petite spatule en bois, sa texture est onctueuse. Elle pose délicatement le produit, le lisse avec sa main pour une meilleure adhérence. Je ferme les yeux, je sens la tension de la bande... D'un geste sec et expert, elle l'arrache. Une vive sensation de chaleur et de picotement se propage, mais sa main est déjà là, caressant doucement la peau pour apaiser la douleur.
Elle procède ensuite par toutes petites zones, nettoyant au fur et à mesure avec une lotion spécifique pour enlever les résidus de cire. Chaque arrachage provoque un soubresaut, mais la régularité de sa technique crée une sorte de rythme. Elle aborde ensuite les grandes lèvres, une zone beaucoup plus sensible. Ici, la douleur est plus aiguë, plus intense. Je crispe mes mains sur les bords de la table. Léa ralentit son geste, me propose de faire une pause si nécessaire, mais je refuse, voulant en finir au plus vite. Elle continue avec une patience infinie, s'attaquant aux recoins les plus intimes avec précision et finesse.Enfin, elle doit s'occuper de la zone inter-fessière. Elle me demande de fléchir mes genoux et de les écarter. Je dois oublier toute pudeur pour lui obeir. Cette dernière étape est vraiment délicate. Elle utilise une cire un peu plus épaisse, m'expliquant qu'elle est plus efficace sur les poils plus courts et plus drus. La sensation est étrange, presque invasive, mais la confiance que j'ai en elle est maintenant totale. Elle termine en appliquant une lotion apaisante à l'aloe vera sur l'ensemble de la zone épilée. La fraîcheur du produit est un soulagement immédiat, calmant la chaleur et les picotements.
Je dois tout de même avouer ma gêne lorsqu'elle inspecte son travail sous la lumière de sa lampe frontale et m'annonce qu'aucun poil n'a été oublié.
- Vous pourrez le constater : le résultat de ce travail d'épilation est une peau d'une douceur incroyable, parfaitement lisse et nette. J'ai été merveilleusement formée par votre esthéticienne habituelle, Nadine. Mais si j'imite sa technique, je ne suis pas encore parvenue à son degré de perfection, qui ne s'acquiert qu'au bout de nombreuses années de pratique.
Je la rassure :
- Ne soyez pas si modeste, Léa . Je suis vraiment contente de votre prestation.
Je suis encore allongée sur la table quand Léa, qui semble ravie de mon commentaire élogieux, reprend la parole :
- Comme vous l'a dit ma collègue de l'accueil, en raison d'un désistement de dernière minute, je dispose exceptionnellement de plus de temps à vous consacrer. Ainsi pour vraiment apaiser votre peau et éviter les poils incarnés, je peux vous proposer un massage de finition, dit-elle d'une voix calme.
- C'est-à-dire ?
- C'est un massage profond sur la zone que nous venons de traiter, ça aide à décongestionner et à prolonger la sensation de bien-être.
Je suis surprise par cette proposition qui sort de l'ordinaire. Jamais une esthéticienne ne m'avait suggéré cela. Mais la voix de Léa est rassurante :
- Au cours de ma formation, j'ai également bénéficié de l'enseignement d'une kinésithérapeute, spécialiste des massages tantriques, qui consistent en une une exploration profonde de notre énergie interne en connexion avec celle de l’univers. Cela nous permet d'évacuer tout le stress accumulé en nous pour retrouver une véritable sérénité...
- Oh! Comment refuser une telle expérience après une séance d'épilation à la cire! Bien sûr, je ne peux qu'accepter votre proposition !
Léa ajuste alors l'éclairage, le rendant encore plus tamisé. Elle verse une huile de massage dans ses paumes, la réchauffant doucement. Le parfum de fleur d'oranger emplit peu à peu la pièce.
La jeune femme commence par des gestes larges et lents sur mes cuisses, remontant progressivement vers le mont de Vénus. Ses mains sont incroyablement douces.
- Comme vous le connstatez ce massage combine parfaitement l'effet thérapeutique et la sensation de bien-être, me dit-elle.
Puis elle se remet à masser ma peau avec des mouvements circulaires, appuyant juste assez pour stimuler la circulation. La chaleur de ses mains et de l'huile pénètre mon épiderme, détendant chaque muscle.
Puis ses doigts fins et agiles changent de pression. Ils deviennent plus précis, plus insistants. Elle ne se contente plus de la surface, elle travaille en profondeur. Ses pouces dessinent des huit autour de mon pubis, une technique qui envoie des ondes de chaleur étrangement plaisantes. Ma respiration change, s'approfondit. Je me sens plus vulnérable. Concentrée sur sa gestuelle, Léa ne dit rien. Son silence est source d'apaisement.
Un de ses pouces s'attarde un peu plus longtemps, traçant une ligne droite au-dessus de mon clitoris. Le geste est si léger qu'il pourrait être involontaire.
Mais mon corps réagit. Une secousse électrique me parcourt. Je devrais l'arrêter, dire que c'est un geste un peu ambigu, mais les mots ne viennent pas. Le massage est trop bon, la sensation trop agréable. Elle perçoit ma réaction, je le sais. Sa main s'arrête une seconde, puis elle reprend son mouvement, mais cette fois, le trajet est plus bas, plus délibéré. Ses doigts s'écartent délicatement, explorant maintenant les contours des grandes lèvres. Le massage est devenu clairement sensuel. Chaque caresse est calculée, chaque pression vise un point précis. Elle utilise son index pour dessiner de petits cercles autour de mon clitoris, sans jamais le toucher directement. La frustration est exquise. Mes hanches commencent à bouger d'elles-mêmes, un léger balancement involontaire trahit mon désir grandissant. Je ferme les yeux, abandonnant tout contrôle.
Alors qu'une de ses mains continue son travail délicat sur mon clitoris, l'autre descend plus bas, suivant le sillon inter-fessier. Sa main chaude, glissante à cause de l'huile, exerce une forme de pression qui me fait tressaillir. Je me crispe légèrement, surprise par cette nouvelle direction.
- Détendez-vous, murmure-t-elle d'une voix qui ressemble à une caresse. C'est une zone pleine de terminaisons nerveuses, la détendre doit permettre de compléter votre apaisement...
Ses mots sont une justification parfaite, une porte ouverte vers l'abandon.
Son doigt atteint lentement le pli de l'anus. Il s'arrête, se contentant d'abord de presser en cercles très lents autour de l'entrée de l'orifice. La sensation me paraît agréable et pleine de promesses. La pression reste externe mais se veut insistante. La stimulation provoque un lent mais réel relâchement. Je sens une chaleur diffuse se propager à partir de ce point central, laquelle se mêle à la sensation de plaisir qui commence à monter de mon sexe.Puis, avec une précision diabolique, son pouce s'arrête pile sur le centre de mon orifice anal. Il exerce une pression ferme mais contrôlée, testant la résistance du muscle. Ma respiration se bloque. Elle ne force pas. Elle attend simplement que mon corps cède...
Et il cède! Le muscle se détend, et la pointe de son pouce s'engage à l'intérieur, juste de quelques millimètres. La sensation est un choc électrique, une vague de chaleur qui me submerge. Elle le laisse là, immobile, pour m'habituer à cette intrusion inattendue.
Alors, son doigt commence un mouvement en tourbillon lent et profond, qui déverrouille des tensions dont j'ignorais l'existence . Chaque rotation envoie une onde qui se répercute au plus profond de moi-même . Son autre main, sur mon clitoris, s'est coordonnée, créant un duo infernal de stimulation. Pendant qu'elle fait monter l'excitation par l'avant, son pouce crée des ondes de plaisir en écho par l'arrière. Je suis prise en étau, prisonnière de sensations érotiques qui viennent de toutes les directions. C'est une soumission complète de mon corps à son savoir-faire.
Finalement, un doigt effleure le bouton sensible à l'avant. Un courant intense me traverse. Je sens la vague monter, irrésistible... Mes jambes se tendent, ma respiration s'accélère en petits halètements. Léa maintient le rythme, lisant dans mon corps les signaux de l'approche de l'orgasme, comme si elle lisait dans mon âme .
Quand le plaisir explose, c'est une déferlante. Mon corps se crispe, puis se relâche dans une série de vagues qui me submergent . Léa ne s'arrête pas immédiatement, elle accompagne la descente, ralentissant ses mouvements pour prolonger chaque sensation. Elle termine par de longues caresses apaisantes sur mes cuisses et mon ventre, me ramenant doucement à la réalité.
Quand elle retire ses mains, un vide se fait sentir, mais mon corps est parcouru d'une torpeur bienheureuse. Elle me couvre délicatement de mon peignoir. Son sourire est toujours aussi professionnel, mais ses yeux pétillent d'une lueur complice.
- Voilà, murmure-t-elle simplement, la zone est parfaitement détendue maintenant.
Elle m'aide à quitter la table de massage car mes jambes sont encore tremblantes, après l'expérience unique que je viens de vivre. Et elle ne s'éclipse qu'après m'avoir reconduite dans le réduit où se trouvent mes vêtements.
Je m'apprête à remercier Léa et à la saluer avant de rejoindre l'accueil afin de régler le coût de ses prestations, lorsqu'elle s'adresse une dernière fois à moi du ton de la confidence:
- Vous savez sans doute que j'ai fini mon apprentissage ici. Je vais prochainement ouvrir mon propre salon dans le Sud de la France, dans la ville de M***. Si vous avez l'occasion de vous y rendre, voici ma carte publicitaire avec mes coordonnées précises. En plus de l'épilation et du massage dont vous avez pu bénéficier, je pourrai vous proposer une autre expérience de bien-être qui, j'en suis sûre, vous conviendra tout particulièrement... Je me suis entraînée assidûment pour pratiquer le body-body, utilisant l'intégralité de mon propre corps dénudé et huilé pour réaliser le massage, créant chez la cliente une sensation d’enveloppement sensuel total...
Devant ma surprise face à une telle suggestion, elle m'adresse son sourire le plus engageant:
- Bien sûr, ce que vous allez découvrir n'est qu'une petite image de ce qui vous attend si vous vous décidez à accepter ma proposition de soins, me dit-elle.
Puis, passant de la parole aux actes, elle ouvre bouton après bouton, avec une infinie lenteur, sa blouse blanche et me dévoile son corps luisant dont la provocante nudité est la promesse des futurs délices qu'elle me réserve...