Ma bouche est à vous
Sans un mot, je m’approchai, le regard baissé en signe de respect profond. Mes genoux plièrent d’eux-mêmes et je me retrouvai à terre, le front presque contre le parquet ciré. Le Maître ne disait rien encore, mais je sentais son regard sombre peser sur moi, impérieux, calme, infiniment contrôlant. Une vague brûlante d’excitation monta dans mon ventre, mêlée à cette humiliation délicieuse qui me faisait vibrer tout entier. J’étais là pour servir, pour glorifier, pour me rendre utile de la manière la plus totale qui soit.
Approche, petite chose, murmura-t-il enfin de sa voix grave et posée.
Je rampai aussitôt jusqu’à lui, le corps tendu par l’impatience contenue. Mes mains tremblaient légèrement lorsque je les posai sur ses cuisses musclées. Avec une dévotion presque religieuse, je défis lentement sa ceinture, puis le bouton de son pantalon. Sa verge épaisse et puissante surgit, déjà à demi dressée, lourde et veinée, couronnée d’un gland large que je contemplai avec une faim insatiable. Mon souffle s’accéléra. Je levai les yeux un bref instant, cherchant son approbation silencieuse.
Vous permettez, Maître ? demandai-je d’une voix soumise, presque suppliante.
Un léger sourire étira ses lèvres. Il hocha la tête. C’était tout ce dont j’avais besoin.
Je me penchai avec révérence. Ma langue sortit d’abord timidement, effleurant la base de son sexe avant de remonter lentement le long de la hampe chaude et palpitante. Je traçai chaque veine avec application, savourant le goût salé de sa peau, l’odeur musquée qui me faisait tourner la tête. Arrivé au sommet, je fis tourner ma langue autour du gland en cercles lents et précis, recueillant déjà les premières perles de liquide transparent qui s’y formaient. Puis, sans hâte, j’ouvris grand la bouche et l’engloutis profondément, jusqu’à sentir le bout épais toucher le fond de ma gorge.
Un gémissement étouffé m’échappa autour de lui. Je n’étais plus qu’un orifice dévoué, une petite sissy soumise dont la plus grande joie consistait à donner du plaisir. Je creusai les joues, aspirant avec ferveur tout en faisant glisser ma langue sous la verge, la pressant contre le frein sensible. Mes mouvements étaient fluides, respectueux, mais d’une intensité croissante. Je voulais être meilleur que n’importe quelle bouche qu’il avait connue. Je voulais qu’il sente que cette gorge, ce visage, ce corps entier lui appartenaient.
Le Maître posa une main large sur ma nuque, non pour m’imposer un rythme, mais pour me rappeler sa possession. Ses doigts caressèrent mes cheveux courts tandis que je redoublais d’efforts, avalant plus profondément encore, laissant la salive couler librement sur mon menton. L’humiliation de me voir ainsi, grand homme éduqué réduit à sucer avec tant d’ardeur, enflammait mon esprit. Mon propre sexe, enfermé depuis des jours dans sa cage étroite, pulsait douloureusement, inutile et oublié, tandis que je me consacrais entièrement au sien.
Je sentais son plaisir monter. Sa verge gonflait davantage entre mes lèvres, les battements de son pouls s’accéléraient contre ma langue. Lorsqu’il approcha du point de non-retour, je ne reculai pas. Au contraire, je levai les yeux vers lui, le regard embué de soumission totale, et j’accélérai mes va-et-vient, serrant doucement mes lèvres autour de la base tout en caressant ses testicules lourds du bout des doigts.
Vous pouvez jouir quand vous le souhaitez, Maître, murmurai-je entre deux aspirations, la voix rauque et tremblante. Ma bouche est à vous… mon visage aussi. Je vous en prie, remplissez-moi.
Il grogna sourdement – un son bas, viril – et soudain, le premier jet puissant jaillit au fond de ma gorge. Chaud, épais, abondant. Je l’avalai aussitôt, sans une goutte perdue, le gosier contracté autour de lui pour mieux le traire. Une deuxième salve suivit, puis une troisième, inondant ma langue d’un goût salé et légèrement amer que j’adorais plus que tout. Je continuai à sucer doucement, recueillant chaque pulsation, chaque dernière perle, jusqu’à ce que sa verge commence à s’apaiser entre mes lèvres.
Lorsque enfin il se retira, un filet de sperme s’étira encore entre mon menton et son gland. Je le rattrapai aussitôt du bout de la langue, le ramenant dans ma bouche avec une avidité presque gênante. Puis, toujours à genoux, je levai les yeux vers lui, la gorge encore pleine de sa semence.
Merci, Maître, dis-je d’une voix basse, vibrante de reconnaissance. Votre semence est ma récompense la plus précieuse. Je suis si heureux de pouvoir tout avaler… rien ne doit être gaspillé. Un mâle alpha comme vous mérite que les petites soumises dans mon genre boivent jusqu’à la dernière goutte.
Il me contempla un long moment, le regard satisfait. Je restai là , agenouillé, le visage rougi, les lèvres gonflées, sentant encore son goût sur ma langue. Une chaleur intense irradiait dans tout mon être : soumission totale, excitation brûlante, humiliation délicieuse d’être réduit à ce rôle de gobelet vivant, de petite sissy dévouée dont la seule utilité était de servir et de glorifier.
Le Maître passa lentement son pouce sur ma lèvre inférieure, essuyant une trace restante qu’il porta ensuite à ma bouche. J’ouvris docilement et suçai son doigt avec la même ferveur.
Bonne petite, murmura-t-il enfin. Tu commences Ă comprendre ta place.
Mon cœur se gonfla de fierté perverse. Oui, je comprenais. Et je n’aspirais qu’à m’y enfoncer plus profondément encore. Demain, peut-être, il me demanderait de m’agenouiller devant un autre. Devant Mohamed, devant le voisin du quatrième, ou devant n’importe quel homme qu’il choisirait. Peu importait. J’obéirais. Je m’agenouillerais volontairement, offrant ma bouche, ma gorge, mon visage, avec la même dévotion absolue. Parce que j’étais sa propriété. Parce que ma plus grande joie était de me sentir pleinement possédé, utile, et délicieusement humilié dans mon rôle de serviteur sissy.
Je restai Ă genoux, le front contre sa cuisse, respirant son odeur, attendant le prochain ordre qui viendrait sceller un peu plus ma reddition totale.