Vingt-troisième récit : ALICE AU PAYS DES PLAISIRS
Mon impatience est à son comble lorsqu'elle m'autorise enfin à défaire le papier qui recouvre son cadeau mystère. D'énervement, j'ai tendance à déchirer l'emballage plutôt que de l'ouvrir délicatement.
Et quelle surprise de découvrir un magnifique costume, celui de l'héroïne inventée par Lewis Caroll.
- J'ai pensé que tu aimerais incarner Alice, toi qui adore les métamorphoses du cosplay, me dit Juliette avec un sourire de connivence. Mais d'abord il faut te débarrasser de ces vêtements ordinaires que tu portes, murmure-t-elle doucement.
Ses doigts délicats se posent sur le col de ma chemise, la déboutonnant avec une lenteur calculée. Chaque geste est chargé d'une évidente sensualité.
Le tissu glisse de mes épaules, découvrant le soutien-gorge que je porte en dessous. Juliette plie soigneusement cette chemise comme si cet effeuillage était la première étape d'un rituel dont elle serait l'ordonnatrice.
- Maintenant, la jupe, dit-elle d'une voix enjouée .
Sa main effleure ma taille avant de défaire la fermeture . Le tissu glisse le long de mes jambes, révélant davantage ma silhouette . Je me sens déjà différente, plus légère, comme si mon identité ordinaire s'effaçait à chaque vêtement retiré.
- Presque nue maintenant , murmure-t-elle en levant les yeux vers moi. Ta lingerie en dentelle blanche me paraît tout à fait de circonstance. Alors, prête pour devenir Alice ?
Sans attendre ma réponse, elle prend le costume bleu ciel, le tenant devant moi comme s'il s'agissait d'un trésor. L'étoffe semble scintiller sous la lumière, promesse d'aventures extraordinaires "au pays des merveilles ".
- Lève les bras , commande-t-elle doucement.
Le corsage glisse sur ma tête, ses manches bouffantes s'adaptant parfaitement à la longueur de mes bras. Juliette ajuste le col, ses doigts effleurant ma nuque et me faisant frissonner de plaisir.
La jupe blanche à volants suit: correspondant à ma taille, elle tombe juste au-dessus de mes genoux. Juliette la lisse de ses mains, créant des vagues dans le tissu. Elle complète l'ensemble avec un ruban bleu fixé dans mon dos.
- Maintenant, les bas blancs , annonce-t-elle en les prenant dans leur emballage.
Je m'assieds sur le canapé tandis qu'elle roule délicatement chaque bas, le glissant lentement sur mes jambes. Ses mains suivent le tissu jusqu'à mes cuisses, puis fixent les bas avec des rubans assortis. Pendant toute cette opération, je n'ai pas pu dissimuler mes frissons de plaisirs liés à de tels attouchements.
- Les souliers maintenant , dit-elle en me les présentant..
Je glisse facilement mes pieds dedans. Juliette s'agenouille pour boucler les fines lanières, ses doigts effleurant à nouveau ma peau, sensible même à travers les mailles des bas.
- J'ai presque terminé, murmure-t-elle en se redressant. Il manque juste...
Elle retourne vers la table où reposent les accessoires: la perruque blonde, le bandeau avec le ruban noir, le collier, et enfin les gants blancs.
- Et maintenant, la touche finale, déclare-t-elle en ouvrant le petit sachet contenant le maquillage.
Ses doigts effleurent mon visage, appliquant un léger fard à joues rosé et un gloss transparent sur mes lèvres.
- Regarde-toi , murmure-t-elle en me guidant vers le grand miroir.
Je découvre alors une Alice ayant mes yeux, mon sourire, mais je me sens comme transformée, plus juvénile, et libérée de mon identité habituelle.
-Tu es parfaite , dit Juliette en se plaçant derrière moi, ses bras entourant ma taille. Prête pour ton voyage "au pays des merveilles"?
Je suis encore devant le miroir, admirant ma transformation, lorsque Juliette se détourne de moi avec un sourire énigmatique.
- J'ai quelque chose qui pourrait t'intéresser, Alice, murmure-t-elle sans me regarder, ses doigts dansant sur les touches de son smartphone. J'ai téléchargé un film consacré à Alice pour nous mettre dans l'ambiance...
- D'accord, mais pas sur ton minuscule appareil ! Je vais le transférer sur le grand écran de ma télé, ce sera bien plus spectaculaire !
L'écran s'allume, baignant nos visages d'une lueur bleutée dans la pénombre grandissante de ce début de soirée .
- Regarde ça! dit-elle en se tournant vers moi avec un sourire provocateur.
Je vois alors apparaître une jeune femme ressemblant étrangement à l'Alice dont je viens de prendre l'apparence, vêtue d'un costume presque identique au mien. Elle est dans une forêt sombre, face à un arbre immense. Une porte s'ouvre soudain dans l'écorce de son tronc happant la jeune fille vers des aventures qui, très rapidement, provoquent ma stupéfaction.
Dans la première séquence du film, l'Alice de l'écran entre dans une pièce aux murs de tissu rouge et fait face à un homme grand et mince, vêtu de façon extravagante. Je reconnais immédiatement le Chapelier Fou. Cependant, la scène qui se déroule sous mes yeux n'a rien d'une histoire pour enfants.
- Mais... c'est une version pour adultes d' "Alice au pays des merveilles"... commencé-je à articuler, ma gorge soudain sèche.
Juliette hoche la tête, son regard brillant d'une lueur que je reconnais bien: ce mélange d'excitation et de provocation qui la caractérise.
- Exactement! Une interprétation très libre du conte de Lewis Caroll, comme tu vas le voir!
De fait, sur l'écran, la scène devient de plus en plus explicite. L' Alice filmée est maintenant à genoux devant le Chapelier qui, penché en avant a relevé sa jupe, découvrant ses fesses nues qui ondulent lascivement devant la caméra au rythme d'une musique sensuelle . Elle déboutonne le pantalon de l'homme, libérant sa verge déjà dressée. Sa langue s'emploie alors à lécher le gland, ses lèvres s'élargissant pour l'engouffrer entièrement dans sa bouche.
-Tu as vu la longueur de la bite? me demande Juliette d'un air coquin, impressionnant non?
Je hoche la tête en guise d'assentiment , incapable de détacher mon regard de l'écran.
La vidéo continue lors d'une deuxième séquence: l'Alice de l'écran rejoignant maintenant deux autres personnages dans un jardin secret. Je reconnais le Lapin Blanc et le Chat du Cheshire , mais leurs activités sont bien éloignées de celles des animaux du conte. Le Lapin blanc, un drôle d'animal membré comme un homme, pénètre Alice par derrière tandis que l'acteur déguisé en Chat du Cheshire se glisse sous elle pour lécher son clitoris.
Je sens la main de Juliette se poser sur mon épaule, un contact léger qui me procure des frissons difficiles à dissimuler tant mon excitation est grande face au spectacle qu'elle m'offre.
- Tu vois, même les récits les plus innocents peuvent avoir leur version lubrique...
Son souffle chaud contre mon oreille me fait sursauter légèrement.
Malgré cela, je ne perds pas totalement ma lucidité en me demandant si l'oeuvre originale de Lewis Caroll est finalement si pleine d'innocence.
Pendant ce temps le film a atteint une troisième séquence. Sur l'écran, l'Alice est maintenant allongée sur une nappe de pique-nique. Elle s'offre, jambes largement écartées, à une double pénétration réalisée par le Lapin blanc et le Chapelier. Ses seins nus rebondissent au rythme des coups de reins de ses deux partenaires, ses tétons durcis sous l'effet de l'excitation. Puis la caméra s'attarde complaisamment sur un gros plan de ses orifices intimes activement pénétrés par les deux verges luisantes d'une abondante cyprine.
- Ça te plait bien, avoue, de mater la chatte et le cul de cette coquine d'Alice, tellement dilatés sous les assauts de ces deux bites! me demande Juliette qui ne prend plus la peine de censurer son langage obscène tant elle est elle-même excitée. Je ne peux que hocher la tête, fascinée par l'érotisme décomplexé de la scène. Mon propre corps réagit, une chaleur intense se propageant entre mes cuisses, mes seins devenant de plus en plus sensibles sous le tissu du costume.
- Tu sais, continue Juliette d'une voix de plus en plus douce, j'ai toujours pensé que tu serais parfaite dans ce rôle. Pas seulement l'Alice innocente du conte, mais aussi celle qui oserait explorer ses désirs les plus profonds, comme dans le film que nous regardons...
La vidéo est maintenant arrivée à la scène finale, une orgie où Alice est au centre de l'action. Tous les personnages du conte semblent avoir été réunis. Sous le regard autoritaire mais concupiscent de la Reine de Coeur qui se caresse tout en s'exhibant sur son trône, le Lapin blanc sodomise Alice pendant qu'elle suce successivement le sexe du Chapelier fou, du Loir, du , du Lièvre de mars, du Valet et du Cavalier de Coeur, et même celui du timide Roi de Coeur... jusqu'au moment où ceux-ci se décident à éjaculer sur la jeune héroïne, la caméra filmant au ralenti l'impressionnante quantité de sperme projetée en jets blancs sur son visage et le reste de son corps dénudé.
- Tu vois comme elle est douée pour ça ? murmure Juliette à mon oreille. Et telle que je te connais, je suis sûre que tu l'envies...
La vidéo se termine sur un plan serré du visage d'Alice, ses yeux brillants de satisfaction, ses lèvres légèrement entrouvertes dans un sourire post-orgasmique, des gouttes de sperme perlant au coin de sa bouche. Puis, insensiblement, l'écran s'assombrit et devient tout noir, ne laissant que notre reflet flou dans la pièce sombre.
- Alors ? me demande Juliette en allumant brusquement toutes les lumières du salon, qu'est-ce que tu en penses, ma petite Alice ?
Je la regarde, mon cœur battant la chamade, mon corps encore vibrant des images que je viens de voir.
- C'est une version terriblement osée, mais aussi très excitante du conte original, avoué-je d'une voix à peine audible.
Juliette sourit et s'approche de moi. Elle souhaite visiblement s'approprier mon corps, ses doigts glissant sous ma jupe et remontant le long de mes bas blancs jusqu'à atteindre le haut des mes cuisses et ma peau nue.
- Si, à notre tour, nous faisions preuve d'imagination et recréions notre propre version du conte de Lewis Caroll? propose-t-elle, ses yeux brillant de malice. Si nous composions toutes les deux une adaptation très personnelle du voyage d' "Alice au pays des merveilles"... ou plutôt d' "Alice au pays des plaisirs interdits" ? Le sourire de Juliette révèle soudain en elle la prédatrice, ses yeux brillant d'une lueur presque dangereuse.
- Mon Alice, murmure-t-elle, sa voix chaude contre mon oreille, je vais te dévorer.
Elle me pousse doucement sur le canapé, me laissant allongée sur le dos, ma jupe relevée découvrant mes cuisses. Juliette se penche au-dessus de moi avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes dans un baiser qui est tout sauf tendre.
Sa langue s'infiltre dans ma bouche, explorant, dominant, tandis que ses mains commencent leur travail de destruction de mon costume. Ses doigts trouvent le col de mon corsage et, avec une détermination brutale, le déchirent, les boutons sautant dans toutes les directions.
- J'adore détruire ta tenue de gentille poupée, souffle-t-elle entre deux baisers. En te l'arrachant, je voudrais aussi t'arracher ce qui te reste d'innocence...
Sa main glisse sous le tissu déchiré puis s'attaque à mon soutien-gorge pour agripper mon sein nu, sa paume frottant mon téton déjà durci. Je gémis dans sa bouche, mon corps formant un arc contre le sien et répondant à sa violence par une soumission complice.
Juliette se redresse brièvement, son regard balayant mon corps avec une faim évidente. Elle attrape le bas de ma jupe et, avec un mouvement sec, la déchire du haut jusqu'en bas, le tissu blanc s'ouvrant pour révéler que ma minette est déjà humide sous la fine dentelle de ma culotte.
- Cette jolie lingerie doit aussi être sacrifiée! dit-elle en arrachant la culotte d'une seule main. Pas de barrières entre nous!
Je suis maintenant à moitié nue, le corsage en lambeaux tombant sur mes épaules, la jupe déchirée autour de ma taille. Juliette s'agenouille entre mes jambes écartées, ses doigts fouillant ma minette avec une expertise qui me coupe le souffle.
- Tu es déjà si mouillée, Alice, murmure-t-elle, son pouce frottant mon clitoris. Est-ce que c'est la vidéo ou moi qui t'excite tant ?
Je ne peux répondre que par un gémissement lorsque deux de ses doigts s'enfoncent en moi, se déplaçant avec une lenteur calculée qui m'excite délicieusement. Ses lèvres trouvent mes seins, sa bouche jouant avec mes tétons avant que ses dents ne les mordillent doucement.
- Je veux te voir te perdre complètement pour moi seule! s'exclame-t-elle en retirant ses doigts, me laissant vide et frustrée un instant.
Elle se lève et revient, plaçant sous mes yeux soudain écarquillés, une paire de ciseaux, leur acier brillant sous la lumière des lampes. Mon cœur bat la chamade, un mélange de peur et d'excitation intense parcourant mon corps.
- Je vais me donner le plaisir de finir de détruire ce costume, déclare-t-elle en commençant par couper les bretelles du corsage. Le tissu tombe, révélant entièrement mes seins à son regard avide.
Elle continue son travail méthodique, découpant ce qui reste du corsage, puis les lambeaux de jupe encore attachés à ma taille. Bientôt, je suis entièrement nue, le costume d'Alice en morceaux autour. Seuls mes bas blancs, mes gants et mes souliers ont survécu à son entreprise de destruction.
- Humm, c'est mon côté un peu fétichiste qui me fait conserver ces accessoires, me lance-t-elle tout en se dénudant prestement.
Lorsqu'elle a fini, elle prend un moment pour m'observer telle qu'elle me désire : totalement soumise et offerte...
Puis Juliette se recouche sur moi, sa peau nue contre la mienne.
- Oui, murmure-t-elle, maintenant tu es toute à moi. Ses lèvres redescendent sur mon corps, entre mes seins, sur mon ventre, jusqu'à atteindre mes cuisses largement ouvertes, exhibant sans plus aucune pudeur les secrets de mon intimité. Sa langue se délecte de mon humidité avec une maîtrise absolue, léchant, suçant, goûtant chaque millimètre de mon sexe.
Mes mains s'agrippent à ses cheveux, la guidant, la suppliant de ne jamais s'arrêter. Je sens la pression monter en moi, une vague de plaisir si intense qu'elle en devient presque douloureuse.
- Juliette, ne t'arrête surtout pas! dis-je d'un ton suppliant, mon corps tremblant sous les assauts de sa langue.
Elle répond en intensifiant ses mouvements, ajoutant un doigt qui se glisse dans mon anus alors qu'elle continue à lécher mon clitoris. La double stimulation me fait crier de plaisir, mon dos se cambrant davantage, mes jambes se serrant autour de sa tête.
Et soudain l'orgasme explose en moi, formant des ondes de jouissance si intenses qu'elles me submergent complètement. Je crie son nom, mon corps pris d'une série de convulsions.
Quand enfin je retrouve mes esprits, épuisée et pantelante, Juliette remonte vers moi, son visage brillant de mes sécrétions. Elle m'embrasse, me faisant goûter le nectar de mon propre plaisir.
- Mais ne crois pas que tu vas t'en tirer à si bon compte! Ce n'est que le début, Alice, murmure-t-elle à mon oreille. La nuit est encore longue et j'ai tellement de fantasmes à assouvir avec toi...
Je lui souris, mon corps encore vibrant de l'orgasme qu'elle vient de m'offrir.
Et me rappelant soudain que les mots crus sont un stimulant puissant de la libido de mon amie, le lui réponds d'un ton quelque peu provocateur :
- Tu sais bien que je suis à toi, ma Juliette. Fais de moi ce que tu veux car maintenant que tu m'as dépouillée de mon chaste costume, je peux devenir pleinement ta nouvelle Alice, la petite salope soumise, telle que tu la rêves...