De l'autre côté de moi
Des fantasmes obscurs et destructeurs parfois
Je danse avec depuis toujours,, je negocie avec eux.
Parfois je gagne, parfois je perds.
De l'autre cÎté de vous, il y a
Des Dominateurs plus ou moins assumés parfois
Vous échangez avec moi, vous jouez parfois,
Mais il est rare que cela déR ape vraiment.
Il y a des hommes doux, qui n'aiment pas le piment,
Qui me le disent tendrement,
tout en respectant mes fantasmes.
On se croise, se recroise, se respecte infiniment
Jamais encore ici l'on n'avait jugé ma sexualité
Et puis un homme a déboulé sur mon tchat privé
D'un ton de commandement il a assené ses vérités
Tous les Doms seraient des egoistes insensibles et sans cĆur
Qui auraient besoin de voir un psy dans l'heure
Quant Ă moi, quelle tristesse, cette torture qui me blesse
Quelle catastrophe, de fantasmer sur des jeux moches
Vite, un thér apeute pour m'aider
Vite, un Sugar Daddy pour me guider
Moi, de Sugar Daddy, je n'en veux pas
Je n'en ai ni besoin, ni envie, ni quoi que ce soit
Il y a plusieurs formes de manipulateurs
Ceux qui jouent avec un partenaire consentant
Et ceux qui sous couvert de vous faire rentrer dans leur rang
Prennent l'ascendant sur votre cerveau sous pretexte de gentillesse
Et vous dĂ©connectent de vous mĂȘme, et ce faisant, vous Ă©loignant des extremes,
Vous coupent de votre corps, de votre plaisir, de vos sensations
Car non, ce n'est pas bon, non de non
Et vous voilĂ toute perdue, honteuse d'ĂȘtre ce que vous ĂȘtes
Déjà seule au départ, encore plus seule à l'arrivée,
Quand vous lui dites que le plaisir a fui votre entrejambe
Il vous répond qu'il n'est pas étonné, sans une once de culpabilité
Sans une once d'empathie, de tendresse, dans la phrase
LuI qui se targue d'ĂȘtre la bontĂ© mĂȘme, qui affiche sa grandeur d'ĂąmeâŠ.
Heureusement cela ne dure que quelques jours, car avec l'Ăąge
J'ai appris à me protéger des objecteurs de ma conscience
Si j'ai besoin d'aide, je sais oĂč trouver un thĂ©r apeute
Ici ce que je viens chercher, c'est du plaisir et de la liberté
Alors messieurs les censeurs, Messieurs les objecteurs
Qui faites semblant de vous préoccuper
Des pauvres ùmes blessées que vous n'avez plus qu'à ramasser
Dites vous bien ceci : Personne n'aura ma liberté
Et les hommes qui aiment dominer ne sont pas pour autant secoués
J'en connais d'une grande bienveillance, d'une grande empathie
Et d'un grand intĂ©rĂȘt.
Ceux qui ne dominent pas parceque ce n'est pas leur tasse de thé
N'en sont pas moins sexy et attentionnés
Mais aucun jusqu'ici n'avaient tenté de piloter mon cerveau
Et bien c'est fait
Et ce message long et obscur dont je m'excuse aupres de mes amis
Me fait du bien et me permet de dire ceci :
MESSIEURS LES CENSEURS : BONSOIR!